vendredi 10 mai 2019

Clin d'oeil de pleine conscience

La culpabilité ou le choix de la vie

Cette semaine nous traitions de la culpabilité.

Marshall Rosenberg, créateur de la Communication non violente, nous encourage à l'auto-bienveillance. Certes, nous commettons des erreurs regrettables, mais la culpabilité nous garde dans le remords et nous retient de partager le meilleur de nous-mêmes. Par nos erreurs nous répandons l'ombre et par notre culpabilité nous retenons la lumière.

La culpabilité est nourrie par notre juge intérieur qui dresse un constat accablant des valeurs que nous avons bafouées. Il est le chacal qui nous harcèle. Le chacal a mentalement raison: ce que nous avons fait est regrettable, il n'y a pas moyen d'en faire une action positive. 

Mais la pensée n'est pas tout, la vie est avant tout une histoire de coeur!

C'est là qu'intervient la girafe. Elle rappelle que nous sommes des êtres limités, faibles, apeurés, fatigués, ignorants mais attachants et aimables inconditionnellement. L'acte que nous avons posé répondait à un besoin, nommons-le, nous saurons le nourrir de façon plus approprié la prochaine fois.

La girafe n'annule pas le chacal, ce serait trop simple, mais elle nous appelle à la vie: nous avons écorné notre vision idéale de la vie, mais l'instant présent est un espace vierge, encore à écrire, qui ne demande qu'à l'accueillir à nouveau. 

Ainsi, à chaque fois que le remords nous saisit, demandons-nous quel acte de vie nous pourrions poser. Pour transmettre une jeune pousse comme sur la photo.

Cette semaine, finis les remords, nous faisons le choix de la vie!


samedi 20 avril 2019

Le clin d'oeil de pleine conscience


Pour notre bonheur, prenons soin de notre maison intérieure


La vie se charge de nous bousculer. Il reste la part dont nous pouvons prendre soin: notre maison intérieure. Elle a classiquement 3 dimensions: la tête, le coeur et le corps.

Quand le moral fléchit il est temps de partir en enquête: avons-nous pris soin de nous?

Dans la première dimension, la tête, il s'agit d'observer le rôle que jouent nos pensées. Nos pensées sont-elles bienfaisantes? Il est à parier que non. Disent-elles toute la vérité? Si elles sont douloureuses, on sait déjà qu'elles sont mensongères, sinon elles seraient purement factuelles. Ce qui caractérise une pensée toxique c'est qu'elle fait de la peine chaque fois qu'on la répète, qu'elle est générale et qu'elle est définitive. Exemple: "je suis nul". C'est flou, c'est faux puisque chacun a des talents et ce n'est pas ancré dans un temps précis. Cette phrase n'aide en rien. Elle est donc à proscrire. Par contre si elle s'invite c'est qu'elle a un message à délivrer sur notre besoin. Exemple: "j'ai besoin d'être rassuré, d'être entouré, de travailler à plusieurs, de prendre du repos, etc". Elle exprime aussi notre désir. Exemple: "j'aimerais réaliser de belles choses, donner du sens à mes actions, embellir le monde, relier les gens, etc".

Deuxième dimension, le coeur, comment ça va dans cette région-là? Quand le mal-être s'installe on peut s'interroger s'il y a de vraies raisons de s'agiter à l'intérieur ou si en se posant on pourrait trouver que la vie nous apporte ce dont nous avons besoin. Car tout est là, juste là. Si effectivement notre coeur est en peine, il est temps d'en prendre soin. Et de rechercher ce qui lui ferait du bien. S'autoriser à prendre soin de soi.

Troisième dimension, le corps, qui souvent lance des signaux. Est-il fatigué, enrhumé, malade, tout bloqué dans le dos, etc? Le respectons-nous assez pour lui offrir son comptant de sommeil, une nourriture saine savourée sans précipitation, l'exerçons-nous, lui offrons-nous un petit tour en nature, l'habitons-nous sans l'envahir constamment par la pensée?

Ca a l'air un peu simple, et pourtant prendre soin de ses 3 dimensions c'est exercer une prudence nécessaire pour respecter cette belle mécanique qui nous accompagne dans nos vies.

Et pour ceux qui regardent vers le ciel, cette semaine est propice à prendre soin aussi de la quatrième dimension dont on parle moins mais qui n'est pas moins essentielle et qu'on peut appeler l'âme ou l'être profond et qui nous relie à plus grand que nous!

Restaurons notre maison intérieure!


jeudi 11 avril 2019

Le clin d'oeil de pleine conscience

Comment va votre chacal?


Dans le précédent article, vous avez pu constater l'expérience concrète de l'impact d'une agression sur la santé. Aujourd'hui un peu de théorie, héritée de Marshall Rosenberg, cet américain qui a fait du langage un instrument de paix.

Il nous rappelle avec justesse que nous languissons tous du besoin d'amour inconditionnel et que cela devrait nous brancher continuellement sur un mode d'émission bienveillant. Or l'être humain n'est pas à une contradiction près: il rêve d'amour et agresse volontiers. 

Nous parlons en général chacal quand nous aimerions recevoir du langage girafe!

Rappel en quelques mots de ce qui différencie ces deux langages:

Le chacal a pour croyance que l'homme est foncièrement mauvais et qu'il change ou sert nos intérêt quand nous le dominons. Son langage juge, punit ou récompense selon les circonstances mais n'est jamais gratuit, il ne sait pas demander; il exige.

Tandis que la girafe, qui symbolise le langage suggéré par la Communication Non Violente de Marshall Rosenberg, croit que la relation rend heureux. Alors elle prend grand soin de son langage pour qu'il traite les problèmes sans accuser personne mais en exprimant ses sentiments et ses besoins sans oublier de questionner ceux de son interlocuteur. En travaillant avec les autres à améliorer les situations, elle reste connectée à la vie et invite les autres à faire de même. Car c'est cette connexion qui compte finalement.

Votre mission, cette semaine, si vous l'acceptez!: parlez girafe en facilitant l'harmonie et la résolution des problèmes plutôt qu'en défoulant vos agacements sur l'autre. Car ce qui reste, c'est la qualité des relations. Devenons artistes d'humanité par nos mots!



jeudi 4 avril 2019

Le clin d'oeil de pleine conscience

Ce ne sont que des mots!


Cette semaine aux Ateliers, nous avons travaillé sur la colère. Depuis 3 semaines, les participants injuriaient une pomme et encourageaient une autre. Exercice difficile si l'en est car il est totalement contraire à nos valeurs d'agresser un fruit! Alors que notre collègue ou nos enfants…

Chaque fois, l'exercice ressemble à un pari. Devra-t-on le déclarer fumisterie ou en tirer un enseignement? 

Le premier prix revient à une mère de famille dont les 4 enfants ont décidé de démontrer que l'impact physique de l'agression est une blague. Ils ont pris leur mission très à coeur et la pomme en a pris pour son grade. Je vous laisse admirer le résultat!


Voilà un foyer qui aura sans doute retenu que l'harmonie est préférable pour la santé physique tant que morale!

Suggestion de la semaine: sachant que notre attitude a un impact réel sur l'autre, choisissons une personne qui suscite nos critiques et voyons si un langage bienveillant la rend plus goûteuse!


jeudi 21 mars 2019

Clin d'oeil de pleine conscience

Qu'il te soit fait selon ce que tu crois


La pleine conscience a pour but de nous rendre à notre liberté intérieure pour pouvoir déployer l'être magnifique que nous sommes. Cette être magnifique est créé pour la joie.

Comment ne pas se révolter quand la vie est âpre? Aurions-nous raté quelque chose?

La réponse ne nous appartient pas mais il est une attitude qui peut se cultiver et qui porte du fruit. 

Témoignage de 2 personnes qui se sont (enfin) rencontrées et qui vivent maintenant de cette joie.

Le grand déclic a été de croire qu'ils étaient faits pour cette joie. A partir de cet instant, ils se sont sentis portés vers l'accomplissement de leur destin. Ce sentiment ne les a pas rendus inactifs, au contraire, ils ont travaillé à résoudre les derniers obstacles intérieurs. Mais avec une certitude étonnante que tout concourait pour leur bien. Et effectivement! Quelle joie d'admirer de tels parcours.

Ce qui vaut pour certains vaut pour tous. Si vous avez en ce moment un projet qui vous tient à coeur et vous paraît insurmontable, ou simplement le désir de vivre le coeur comblé, cette période de l'année est propice à l'abandon joyeux.

Et ne pas croire petit pour ne pas réaliser de petits rêves: "qu'il te soit fait selon ce que tu crois". Nous demandons souvent à la vie de grandes choses persuadés qu'elle nous en donnera de petites et que ce sera toujours ça. Non, cette année demandons grand et dans la joie d'avoir déjà reçu!


jeudi 21 février 2019

Le clin d'oeil de pleine conscience

Un repas en pleine conscience


Un parcours de méditation de pleine conscience inclut une journée complète en silence et sans contact visuel pour expérimenter l'état de réceptivité du mieux possible. Une aventure surprenante mais finalement très intuitive.

Au milieu de cette journée, nous prenons le temps de partager un repas. Nous étions l'autre jour, autour de la table, sans parler ni échanger du regard. Les plats avaient été préparés avec de beaux légumes, la présentation était soignée et colorée. L'expérience a été une explosion de saveurs, une grande communion entre les participantes et une joie profonde.

Mastiquer avec application réhausse le goût des aliments.
Un repas dégusté reste en mémoire dans les papilles.
Manger doucement donne le temps au cerveau de l'estomac de détecter les aliments qu'il va devoir digérer et de s'y préparer. 
Pour faciliter l'exercice, quelques ingrédients savoureux valent mieux qu'un mélange trop complexe. 
L'estomac n'a pas de dents! La bouche a pour mission de mastiquer, l'estomac de transmettre la richesse des aliments au corps entier par le sang.
Une nourriture bien mastiquée nourrit davantage.
L'estomac a le temps d'évaluer quand il est arrivé à satiété et de nous prévenir.
Les gros qui mastiquent maigrissent, les maigres qui mastiquent se renflouent!
Finies les digestions douloureuses et endormantes.
Mastiquer conserve la fermeté du visage au long des ans.

Et surtout, un repas pris en pleine conscience est source de joie.

Le repas le plus simple devient un festin de Babette!

Mastiquer c'est la santé! et c'est le titre d'un petit livre à retrouver dans la rubrique Coups de cœurs.

mardi 12 février 2019

Le clin d'oeil de pleine conscience

La pleine conscience rend libre


Libre des choses, libre des autres, libre de soi.

C'est l'objet d'une des rencontres du parcours de méditation.

Cette liberté questionne: si on se détache des biens matériels que fait-on de la notion de transmission? Si on se détache de ceux qu'on aime, devient-on indifférent? Et se détacher de soi est-il nécessaire quand on a déjà une piètre opinion de soi?

La réponse de la pleine conscience : 

Quand nous vivons totalement l'instant présent, nous aimons nos biens matériels pour la grâce qu'ils apportent à ce même instant. Par exemple: une maison permet de se retrouver, de célébrer, de bâtir une famille, de collectionner de beaux souvenirs, de se ressourcer. Ce sont des biens immatériels qui survivent à la perte de la maison. Le cœur peut vivre sereinement sa possession. De toute façon, un bien matériel nous restreint dans l'espace et dans le temps, or notre coeur est fait pour la joie d'un héritage plus vaste.  

Quand nous sommes totalement présent à l'autre dans la rencontre, nous avons vu que nous lui apportons la vie, nous l'autorisons à exister tel qu'il est, les erreurs du passé et les angoisses du futur n'ont pas leur place. Ce n'est pas le moment de juger. Nous sommes vivants, quelques instants, ensemble. La rencontre devient une chance.


Libre de soi? Il faut être totalement vide de soi pour être totalement disponible à l'autre. C'est possible quand nous nous connaissons assez pour ne pas prendre nos faiblesses pour des zones dangereuses mais des occasions de rencontre et nos zones de lumière comme de l'énergie qui participe à construire le monde. Ne pas rester empêtré dans la contemplation désolée de soi mais tourner le regard vers la vie et vers les autres. Vers le Divin. Certes nous sommes peu de choses mais est-ce un problème? la joie se trouve non dans la contemplation de son nombril mais dans le fait d'être bien vivant!


samedi 26 janvier 2019

Le clin d'oeil de pleine conscience

Je te fais le présent de ma vie


La dernière fois nous avons vu que nous sommes vivants quand nous sommes bien là, dans le présent.

Si la vie semble plus compliquée aujourd'hui c'est peut-être parce qu'autrefois, jugeant la vie plus simple, les personnes vivaient un instant à la fois et y étaient tout entiers.

Aujourd'hui, nous avons souvent l'esprit dispersé même dans les situations simples des rencontres quotidiennes. De nos journées il reste le souvenir de problèmes à régler, de temps à rattraper et nous manquons la joie d'être tout simplement ensemble.

Il y a aujourd'hui une injonction de "plus": l'instant doit être plus intelligent, plus rentable, plus rapide. Alors une rencontre entre deux personnes ordinaires ne retient pas notre attention.

Pourtant l'histoire de l'homme s'écrit avec le cœur. Nos rencontres tissent nos plus beaux souvenirs.

Nos rencontres demandent notre présence entière.

Même moi, qui ne suis rien, si je suis totalement présent pour l'autre, je lui permets d'exister. Je lui dis qu'il a du prix. 

Quand je suis présent, j'émets ma plus belle vibration. Cette vibration entraîne l'autre dans la vie.

Juste par une rencontre en présence j'offre la vie à l'autre.


lundi 14 janvier 2019

Le clin d'oeil de pleine conscience

La vie est un présent… le présent est la vie


Lundi 7 janvier, une nouvelle équipe est partie à la découverte de la pleine conscience et s'est mise à la méditation.

Le bracelet des Ateliers qui porte l'inscription "La vie est un présent" sera pendant 7 semaines notre pense-bête pour demeurer dans le présent. Quand nos pensées prennent le pas sur le réel, le bracelet change de poignet. Et depuis une semaine déjà il danse d'un bras à l'autre! L'exercice demande de l'entraînement!

Nous avons commencé le parcours avec le fameux exercice du grain de raisin de Corinthe. Incroyable comme manger en pleine conscience un grain insignifiant donne de la densité à l'instant!

Et cette semaine nous nous sommes appliqués à dupliquer ce ressenti avec tout instant!

La joie de l'homme est d'être vivant.

Nous le sommes quand nous posons des actes conscients. Pas à moitié conscients, ce qui n'est déjà pas mal, mais n'a pas la saveur de l'instant que nous vivons en étant totalement là. Celui-là a la capacité de nous étonner, il donne envie de recommencer.

C'est la joie d'être bien vivant.

Rappelons-nous que le présent est composé de jolies secondes qui jamais ne repasseront. Leur beauté vient de leur nature éphémère. Leur qualité est d'être toujours à inventer. Elles contiennent tous les possibles. Elles ne tiennent pas compte des anciennes que nous aurions ratées. Le présent n'est jamais un échec quand il est un instant de vie.

Puisque l'époque est encore aux vœux et aux bonnes résolutions; en 2019, nichons-nous dans la douceur de l'instant présent et que cette année soit un festival de joyeux moments de vie!


lundi 10 décembre 2018

Le clin d'oeil de pleine conscience


Qui est ordinaire?


La colère actuelle est née du découragement de se donner tant de mal pour si peu de résultat et du sentiment d'être abandonné par ceux qui décident de la répartition des richesses.

De façon inattendue, le projecteur se tourne vers les petits. Le héros aujourd'hui est l'homme ordinaire qui mène courageusement sa vie ordinaire.

Intéressant pour l'acceptation de soi quand notre croyance douloureuse est généralement qu'il faut être un héros extraordinaire pour être aimable. 

L'actualité nous demande: en quoi n'êtes-vous pas héroïque? qui êtes-vous pour n'être pas aimable?

Qu'est-ce qui nous rend héroïque finalement? N'est-ce pas notre désir de trouver notre place? Ce désir révèle notre intime et nous rend attachant.

C'est bien l'exposition de notre faiblesse humaine qui cimente nos amitiés.

A notre mesure, ce temps nous invite à prendre le risque de créer du lien autour de nous.

A l'échelle nationale, espérons que cette épreuve soudera notre sentiment de faire partie d'une famille composée d'extraordinaires gens ordinaires et qu'elle nous encouragera à la solidarité.