mercredi 26 février 2020

Ruminer c'est vache pour la santé!



Eh oui, la rumination est la quatrième cause de détérioration des télomères. La rumination diffère du pessimisme qui choisit un angle de vue négatif devant les événements, en ce qu'elle fait tourner des pensées négatives en boucle. La rumination ne résout pas les problèmes, elle amène à davantage de rumination. Le mental prend le contrôle et occupe la place. Evidemment nous ne ruminons pas des pensées bienfaisantes, ce serait trop facile, mais des pensées négatives qui produisent du stress. Ce stress demeure dans le corps bien après l'événement déclencheur sous la forme de pression sanguine, d'un rythme cardiaque élevé et d'un haut niveau de cortisol. Et notre pauvre nerf vagal, dont la fonction est de nous aider à retrouver le calme et de veiller sur notre coeur et notre appareil digestif, n'en peut plus!

Nos 2 chercheuses ne font que confirmer ce que la médecine chinoise affirme depuis des temps anciens: la rumination et la rate sont liées. 

La rumination peut commencer avec trop de soucis ou de travail intellectuel, ce qui n'a rien de rare mais qui demande de la prudence mentale pour ne pas en arriver à des difficultés de concentration et d'apprentissage, des pertes de mémoire, des pensées confuses, des difficultés à s'endormir et des troubles digestifs sévères!

Déjouez la rumination comme les autres manœuvres du mental! En remettant le mental à sa place.

Ne laissez pas toute la place à vos problèmes. Faites-en aux petits clins d'œil de la vie et pratiquez la gratitude. Vous trouverez sur Internet un excellent parcours nommé Le miracle de la gratitude. 


Cette semaine, STOP à la rumination et faisons comme les vaches: allons admirer le printemps qui pointe le bout de son nez!

vendredi 7 février 2020

Vous avez dit problème?


Vous avez dit problème?

Le pessimisme est le troisième mode de pensée qui affecte notre durée de vie. Les télomères n'aiment pas les idées noires, ça les empêche de lutter contre la maladie.

Hum, qu'est-ce être pessimiste? Peut-être bien penser que tous les événements qui nous bousculent sont par essence désagréables et nuisibles. Un pessimiste met toute son énergie à les éviter ou à s'en débarrasser et il a bien raison!

Dans la même situation, l'optimiste qui a gardé un regard curieux, retient son jugement pour laisser le temps à l'événement une chance de se révéler instructif.

Il croit que c'est l'inattendu qui apporte la vie, comme la lumière se glisse dans les failles. A la limite, quand tout va bien, c'est un peu trop calme, il n'aime pas trop beaucoup ça; serait-il en train de contrôler la situation? Parce qu'une vie sous contrôle c'est moins risqué mais c'est à mourir d'ennui. Il y manque la petite note de folie qui met en énergie. 

Ainsi, le vrai optimiste se réjouit chaque fois que le pessimiste se renfrogne!

Si vous pensez être pessimiste essayez la formule du président: "en même temps"! Vous venez de rater votre train? "en même temps" votre week-end totalement désorganisé pourrait être l'occasion de faire des rencontres, de prendre du temps pour vous, de devenir créatif. Vous vous desséchez au bureau? "en même temps" cette insatisfaction sera peut-être la goutte d'eau pour déborder du vase et aller explorer d'autres chemins...

Partez en enquête du positif caché derrière ce que vous appelez problème. Vous ne serez jamais déçus!


jeudi 30 janvier 2020

La mauvaise humeur c'est pas bon pour la santé!


Pour faire suite au dernier post qui mettait en garde contre l'évitement des pensées négatives, le deuxième mécanisme mental préjudiciable à notre durée de vie est la mauvaise humeur! (cynical hostility)

Quand non seulement vous rouspétez dans la file du supermarché mais que vous soupçonnez les autres d'avoir pris la place devant vous! Quand décidément vous trouvez que les autres manquent de bienveillance et vous pourrissent la vie!

Non seulement les télomères qui veillent sur notre jeunesse en pâtissent mais aussi le télomérase, un enzyme dont l'objet est de protéger nos télomères et qui s'épuise.

Les personnes de mauvaise humeur ne répondent plus de façon adéquate au stress. Normalement un coup de stress provoque un pic de cortisol qui revient rapidement à la normale. Les études montrent que la mauvaise humeur use la capacité à réguler la pression sanguine qui reste à un niveau élevé longtemps après un stress.

Chez les hommes cette disposition se cumule souvent avec peu de connections sociales et moins d'optimisme, les femmes sont en moyenne moins hostiles mais s'exposent ainsi à la dépression. Sans parler des risques cardiovasculaires et des problèmes de métabolisme qui augmentent les chances de mort précoce! 

Par quoi remplacer la rouspète alors? 

Réalisez que l'émotion est en vous et que vous en êtes la première victime. Il est temps de revoir votre opinion sur autrui pour votre propre santé. Les autres ont-ils besoin d'être coupables pour expliquer vos problèmes? Victimiser ne vous permet-il pas de démissionner? Résoudre soi-même ses difficultés développe la créativité et donne le sentiment de reprendre sa vie en main.

Croyez que vous pouvez fortement influencer votre environnement en sollicitant la part de lumière de vos interlocuteurs. Testez l'impact de vos sourires et cherchez le cocasse de toute situation désagréable, ce serait bête de mourir pour avoir fait la tête!

jeudi 16 janvier 2020

Faire l'autruche ça fait vieillir!


C'est le résultat d'une recherche américaine très sérieuse (d'Elizabeth Blackburn et Elissa Epel)!

L'évitement des pensées négatives fait partie des 5 modes de pensées qui affectent nos télomères. Ces télomères hérissent l'extrémité de nos chromosomes et déterminent la vitesse à laquelle nos cellules vieillissent. La découverte de ces 2 chercheuses est que les télomères sont à l'écoute de nos modes de vie (alimentation, sport) et de notre façon d'accueillir la vie et les émotions. 

Suggèrent-elles que nous devrions nous faire du mal avec nos pensées blessantes au lieu de vite activer des pensées douces et de passer à autre chose? Les participants au parcours de méditation trouvaient la démarche contre-intuitive! 

Pourtant le fait de nier les pensées négatives alourdit la "charge cognitive" du conscient qui emploie une partie de ses ressources à gérer ce stock indésirable et se trouve à court pour accueillir les émotions suivantes.

Or les émotions ont pour fonction de nous adapter au temps présent en nous alertant sur les dangers et les peines (ou les joies et l'émerveillement!). Si nous sommes conscients d'être bousculés, notre liberté nous appelle à prendre soin de nous et à changer la situation (ou pas!).

Si nous esquivons les émotions négatives, notre vie devient atone. Nous sommes protégés de la souffrance mais aussi du sentiment d'être vivants. A terme c'est un choix qui ramène à la souffrance. Il vaut mieux prendre en charge nos émotions, les observer et savoir qu'elles passeront, car nous restons dans l'observation des sensations sans laisser le mental en faire son os à ronger (ce qui à coup sûr rallongerait la durée de vie de l'événement).

Accepter de nous laisser bouger par nos émotions c'est aussi une motivation à bouger notre vie. Les émotions sont un moteur de vie. Les événements indésirables sont éprouvants mais instructifs. Ils nous décentrent et nous font essayer de nouveaux chemins plus vivants.

Mettre la tête dans le sable ne mène pas à la lumière, tandis qu'accepter d'être bousculés et d'écouter ce que nos émotions ont à nous dire nous garde dans le rythme de la vie. All right then, bring it on!


vendredi 20 décembre 2019

C'est Noël! un temps pour bénir


Les Ateliers abordent le thème des blessures. Faut-il pardonner à celui qui nous a fait mal? 

La pleine conscience nous invite à considérer notre monde comme un réseau de relations: nous sommes tous connectés les uns les autres. Vous êtes connectés à vos proches qui sont connectés à d'autres et ainsi de suite jusqu'à couvrir la population mondiale. Pour visualiser ces connections on pourrait représenter la terre parcourue de filaments de lumière.

Notre vœux personnel le plus cher est d'être nourri par des liens de qualité, enrichissants (qui nous font grandir), bienveillants (qui veillent sur nous), encourageants (pour avoir toujours le courage de repartir après un temps difficile), valorisants (qui nous offrent l'amour que nous ne savons pas nous donner nous-mêmes) et magnanimes (pour passer outre nos propres manques d'amour et nos erreurs).

Nous sommes blessés quand ces liens sont abîmés. 

Notre mouvement naturel est de nous protéger de l'autre qui est capable d'utiliser le lien à mauvais escient. A ce moment-là un filament de lumière s'éteint.

Accepter de pacifier la relation est un immense défi. Parfois parvenir à un état neutre où nous n'envoyons plus de mauvaises ondes nous semble le maximum que nous pouvons atteindre. Mais le filament est toujours éteint.

Pour encourager la vie en ces jours qui nous rapprochent de Noël, la fête de la paix, pourquoi ne pas bénir ceux que vous aimez et aussi ceux-là qui vous ont blessé? Parce que ces derniers souffrent aussi de ne pas être reliés par de beaux liens, parce qu'ils sont fragiles et aspirent à la joie autant que nous et qu'ils seraient capables de meilleur s'ils recevaient de l'affection.

Voulez-vous essayer la méditation de bienveillance? Commencez par 5mn de cohérence cardiaque pour vous détendre, puis connectez-vous par un hug imaginaire à une personne qui sait vous aimer inconditionnellement. Quand votre coeur est chaud, offrez-vous vous-mêmes cette bienveillance; aimez-vous un peu, vous verrez ça fait du bien! Vous êtes maintenant prêt à offrir de la bienveillance à quelqu'un qui tient un rôle neutre dans votre vie. Ce pourrait être votre boulanger, croyez-vous que quelqu'un pense à le bénir parfois? Aujourd'hui ce sera vous! Et si tout ce processus vous a mis en mouvement, osez bénir la personne qui a abîmé le lien qui vous unissait. Souhaitez-lui le meilleur, la joie et la paix.

Vous verrez que le bienfait vous reviendra. Et le filament se rallumera peut-être, qui sait? Ainsi en ce soir de Noël, la terre pourrait ressembler à une boule du sapin.

Joyeux Noël à tous.

vendredi 22 novembre 2019

Good vibes!


Aux Ateliers nous parlons aux pommes! Nous faisons chaque fois la démonstration qu'un fruit est sensible aux agressions. La théorie en revient à Masuru Emoto qui a révélé la mémoire de l'eau. L'eau se pollue au contact de l'agression ou se purifie au contact de bonnes vibrations. Le fruit étant constitué en grande partie d'eau, l'hypothèse selon laquelle il est physiquement impacté par les agressions est plausible!

Depuis plusieurs années, les participants aux Ateliers le vérifient en famille ou au bureau. Les derniers en date: ces coings magnifiques qui ont séjourné pour partie à la maison pour partie au bureau, vous devinerez quels sont les deux travailleurs. Cette entreprise avait déjà fait pourrir une pomme de façon flagrante!

Ce qui fait froid dans le dos quand on sait que l'être humain est lui-même composé en grande partie d'eau. Les messages négatifs nous abîment physiquement.

Comment mettre cette curieuse expérience au service du bien-être en entreprise?

Les plus audacieux pourront apporter un fruit et inviter leur collègue à l'injurier pour faire la démonstration de l'impact réel de l'agressivité. Pour ceux qui souffrent déjà de l'atmosphère au travail, le challenge est plutôt de faire survivre le fruit le plus longtemps possible en encourageant les collègues à exprimer leurs besoins de façon positive. Pour que notre lieu de travail reste orienté vers sa mission et que tous ceux qui y consacrent leurs journées rentrent le soir certes fatigués mais le coeur serein. Et si vous n'osez pas formuler l'expérience à voix haute, apportez juste votre fruit et comparez son évolution avec celui que vous aurez laissé chez vous pour servir de témoin. Veillez à ce que la luminosité et la température soient semblables et observez!

A vous de solliciter les good vibes de vos collègues!

vendredi 15 novembre 2019

Maslow! Maslow! Maslow! morne plaine!


Nous avons été bercés par la pyramide de Maslow qui nous promettait le bonheur proportionnellement à la satisfaction de nos besoins.

Si nous pouvions combler nos besoins physiologiques (n'avoir ni faim ni froid, ne pas être malade, ne pas souffrir), nous serions en mesure de prendre soin des besoins de sécurité (avoir une maison, un travail, une assurance) qui nous libéreraient pour nourrir ceux de reconnaissance et d'amour. Alors, rassurés, nous pourrions bâtir une jolie estime de soi. Et cadeau suprême, pour les êtres achevés, nous pourrions nous féliciter de nous réaliser!

Curieux constat lorsqu'on visite Calcutta: comment des gens qui vivent dans le pire endroit au monde que sont ces bidons-villes peuvent-ils arborer de si jolis sourires? Pourquoi à leur contact se sent-on si vivant? Ils n'atteignent pourtant pas le premier échelon de la pyramide!

Les Indiens, pour les prendre comme exemple à la démonstration, considèrent que la vie est un grand mouvement, que l'homme ne peut rien contre le déploiement du monde mais qu'il lui appartient d'accepter ce qui est et d'entrer dans ce mouvement. Ils ne contrôlent rien de leur vie (mangeront-ils ce soir? pleuvra-t-il dans leur maisonnette cette nuit?...), ils ne disposent que du temps présent.

Nous avons appris qu'il faut tout prévoir. Ils se réjouissent pour chaque chose positive qui survient.

Nous avons appris à résister au mauvais sort, à nous battre contre les éléments contraires, à nous en sortir seuls. Ils pratiquent le lâcher prise comme principe de vie: si cela arrive c'est que cela devait arriver, si cela n'arrive pas c'est qu'il devait en être autrement.

Nous payons des stage de développement personnel pour comprendre ce principe de lâcher prise. Ils expérimentent tous les jours que c'est un poids en moins d'arrêter de lutter contre ce qui est pour se consacrer à vivre ce qui est offert.

Assurément cette confiance en la vie est source de joie, elle rend spirituel au sens où elle nous rappelle que tout se reçoit. Finie la morne plaine du quotidien, bienvenue à la danse de la vie!

jeudi 7 novembre 2019

Et si on rangeait?


Le désordre n'a l'air de rien mais draine notre énergie chaque fois que notre regard se porte dessus. Pourquoi? Parce qu'il génère des idées telles que:
- il faudrait que je ...
- tout ça à ...
- c'est encore là!
- ça ne partira jamais!
- je ne suis pas capable de ranger des choses simples… alors ma vie!

Les participants aux Ateliers ont pris le taureau par les cornes!
L'une a rangé son bureau qui était peu plaisant. Avec l'espace gagné elle va pouvoir le rendre agréable.
Une autre a affronté son garage envahi de cartons destinés à être triés pour être ensuite offerts et qui en vérité prenaient racine. Désormais, c'est décidé, cette étape intermédiaire d'attente incertaine n'existera plus!
Une encore a profité de cet exercice pour faire de la place pour les autres et partager un moment de qualité.

De fait, l'action paraît anodine mais libère autant la pensée que le coeur.

Elle demande un investissement ponctuel mais la récompense se savoure longtemps.

Quel placard allez-vous attaquer?

vendredi 18 octobre 2019

Le portable ou le syndrôme de Stockholm

Le clin d'œil de pleine conscience


Vous est-il déjà arrivé d'oublier votre portable? Tentez consciemment l'expérience pour mesurer votre degré d'attachement à votre geôlier électronique!

Les participants aux Ateliers ont essayé pour vous. Voici ce qu'ils retiennent de plus marquant:

On ne peut plus échapper à une situation routinière désagréable: le métro le matin est rempli d'inconnus qui ne communiquent pas entre eux (parce qu'ils n'ont pas oublié leur portable, les malins!), le portable permettait de s'évader. Sans portable, vous prendrez peut-être le même plaisir que l'un d'eux qui fait un plongeon en humanité tous les matins et qui se régale à observer ses congénères avec bienveillance!

On ne peut pas se donner de contenance: eh oui le portable a remplacé la clope! Là encore vous serez comme cet autre qui travaille son aisance et la qualité de ses rencontres!

On ne peut pas régler ses problèmes sur le champ: vous êtes perdus? vous avez oublié le code? vous cherchez une info culturelle, politique ou géographique? Aïe, le portable aurait résolu la question en quelques clics, là vous êtes bons pour y passer du temps. Génial, dit le troisième, on redevient dépendant des autres, il faut demander de l'aide, c'est toujours l'occasion de belles rencontres!

On angoisse de manquer quelque chose d'essentiel: une information professionnelle, un rendez-vous… C'est peut-être une chance pour souffler et diminuer la pression de notre meilleur ami le portable!

Etes-vous prêts pour le défi d'une journée sans portable? 😊