jeudi 16 janvier 2020

Faire l'autruche ça fait vieillir!


C'est le résultat d'une recherche américaine très sérieuse (d'Elizabeth Blackburn et Elissa Epel)!

L'évitement des pensées négatives fait partie des 5 modes de pensées qui affectent nos télomères. Ces télomères hérissent l'extrémité de nos chromosomes et déterminent la vitesse à laquelle nos cellules vieillissent. La découverte de ces 2 chercheuses est que les télomères sont à l'écoute de nos modes de vie (alimentation, sport) et de notre façon d'accueillir la vie et les émotions. 

Suggèrent-elles que nous devrions nous faire du mal avec nos pensées blessantes au lieu de vite activer des pensées douces et de passer à autre chose? Les participants au parcours de méditation trouvaient la démarche contre-intuitive! 

Pourtant le fait de nier les pensées négatives alourdit la "charge cognitive" du conscient qui emploie une partie de ses ressources à gérer ce stock indésirable et se trouve à court pour accueillir les émotions suivantes.

Or les émotions ont pour fonction de nous adapter au temps présent en nous alertant sur les dangers et les peines (ou les joies et l'émerveillement!). Si nous sommes conscients d'être bousculés, notre liberté nous appelle à prendre soin de nous et à changer la situation (ou pas!).

Si nous esquivons les émotions négatives, notre vie devient atone. Nous sommes protégés de la souffrance mais aussi du sentiment d'être vivants. A terme c'est un choix qui ramène à la souffrance. Il vaut mieux prendre en charge nos émotions, les observer et savoir qu'elles passeront, car nous restons dans l'observation des sensations sans laisser le mental en faire son os à ronger (ce qui à coup sûr rallongerait la durée de vie de l'événement).

Accepter de nous laisser bouger par nos émotions c'est aussi une motivation à bouger notre vie. Les émotions sont un moteur de vie. Les événements indésirables sont éprouvants mais instructifs. Ils nous décentrent et nous font essayer de nouveaux chemins plus vivants.

Mettre la tête dans le sable ne mène pas à la lumière, tandis qu'accepter d'être bousculés et d'écouter ce que nos émotions ont à nous dire nous garde dans le rythme de la vie. All right then, bring it on!


vendredi 20 décembre 2019

C'est Noël! un temps pour bénir


Les Ateliers abordent le thème des blessures. Faut-il pardonner à celui qui nous a fait mal? 

La pleine conscience nous invite à considérer notre monde comme un réseau de relations: nous sommes tous connectés les uns les autres. Vous êtes connectés à vos proches qui sont connectés à d'autres et ainsi de suite jusqu'à couvrir la population mondiale. Pour visualiser ces connections on pourrait représenter la terre parcourue de filaments de lumière.

Notre vœux personnel le plus cher est d'être nourri par des liens de qualité, enrichissants (qui nous font grandir), bienveillants (qui veillent sur nous), encourageants (pour avoir toujours le courage de repartir après un temps difficile), valorisants (qui nous offrent l'amour que nous ne savons pas nous donner nous-mêmes) et magnanimes (pour passer outre nos propres manques d'amour et nos erreurs).

Nous sommes blessés quand ces liens sont abîmés. 

Notre mouvement naturel est de nous protéger de l'autre qui est capable d'utiliser le lien à mauvais escient. A ce moment-là un filament de lumière s'éteint.

Accepter de pacifier la relation est un immense défi. Parfois parvenir à un état neutre où nous n'envoyons plus de mauvaises ondes nous semble le maximum que nous pouvons atteindre. Mais le filament est toujours éteint.

Pour encourager la vie en ces jours qui nous rapprochent de Noël, la fête de la paix, pourquoi ne pas bénir ceux que vous aimez et aussi ceux-là qui vous ont blessé? Parce que ces derniers souffrent aussi de ne pas être reliés par de beaux liens, parce qu'ils sont fragiles et aspirent à la joie autant que nous et qu'ils seraient capables de meilleur s'ils recevaient de l'affection.

Voulez-vous essayer la méditation de bienveillance? Commencez par 5mn de cohérence cardiaque pour vous détendre, puis connectez-vous par un hug imaginaire à une personne qui sait vous aimer inconditionnellement. Quand votre coeur est chaud, offrez-vous vous-mêmes cette bienveillance; aimez-vous un peu, vous verrez ça fait du bien! Vous êtes maintenant prêt à offrir de la bienveillance à quelqu'un qui tient un rôle neutre dans votre vie. Ce pourrait être votre boulanger, croyez-vous que quelqu'un pense à le bénir parfois? Aujourd'hui ce sera vous! Et si tout ce processus vous a mis en mouvement, osez bénir la personne qui a abîmé le lien qui vous unissait. Souhaitez-lui le meilleur, la joie et la paix.

Vous verrez que le bienfait vous reviendra. Et le filament se rallumera peut-être, qui sait? Ainsi en ce soir de Noël, la terre pourrait ressembler à une boule du sapin.

Joyeux Noël à tous.

vendredi 22 novembre 2019

Good vibes!


Aux Ateliers nous parlons aux pommes! Nous faisons chaque fois la démonstration qu'un fruit est sensible aux agressions. La théorie en revient à Masuru Emoto qui a révélé la mémoire de l'eau. L'eau se pollue au contact de l'agression ou se purifie au contact de bonnes vibrations. Le fruit étant constitué en grande partie d'eau, l'hypothèse selon laquelle il est physiquement impacté par les agressions est plausible!

Depuis plusieurs années, les participants aux Ateliers le vérifient en famille ou au bureau. Les derniers en date: ces coings magnifiques qui ont séjourné pour partie à la maison pour partie au bureau, vous devinerez quels sont les deux travailleurs. Cette entreprise avait déjà fait pourrir une pomme de façon flagrante!

Ce qui fait froid dans le dos quand on sait que l'être humain est lui-même composé en grande partie d'eau. Les messages négatifs nous abîment physiquement.

Comment mettre cette curieuse expérience au service du bien-être en entreprise?

Les plus audacieux pourront apporter un fruit et inviter leur collègue à l'injurier pour faire la démonstration de l'impact réel de l'agressivité. Pour ceux qui souffrent déjà de l'atmosphère au travail, le challenge est plutôt de faire survivre le fruit le plus longtemps possible en encourageant les collègues à exprimer leurs besoins de façon positive. Pour que notre lieu de travail reste orienté vers sa mission et que tous ceux qui y consacrent leurs journées rentrent le soir certes fatigués mais le coeur serein. Et si vous n'osez pas formuler l'expérience à voix haute, apportez juste votre fruit et comparez son évolution avec celui que vous aurez laissé chez vous pour servir de témoin. Veillez à ce que la luminosité et la température soient semblables et observez!

A vous de solliciter les good vibes de vos collègues!

vendredi 15 novembre 2019

Maslow! Maslow! Maslow! morne plaine!


Nous avons été bercés par la pyramide de Maslow qui nous promettait le bonheur proportionnellement à la satisfaction de nos besoins.

Si nous pouvions combler nos besoins physiologiques (n'avoir ni faim ni froid, ne pas être malade, ne pas souffrir), nous serions en mesure de prendre soin des besoins de sécurité (avoir une maison, un travail, une assurance) qui nous libéreraient pour nourrir ceux de reconnaissance et d'amour. Alors, rassurés, nous pourrions bâtir une jolie estime de soi. Et cadeau suprême, pour les êtres achevés, nous pourrions nous féliciter de nous réaliser!

Curieux constat lorsqu'on visite Calcutta: comment des gens qui vivent dans le pire endroit au monde que sont ces bidons-villes peuvent-ils arborer de si jolis sourires? Pourquoi à leur contact se sent-on si vivant? Ils n'atteignent pourtant pas le premier échelon de la pyramide!

Les Indiens, pour les prendre comme exemple à la démonstration, considèrent que la vie est un grand mouvement, que l'homme ne peut rien contre le déploiement du monde mais qu'il lui appartient d'accepter ce qui est et d'entrer dans ce mouvement. Ils ne contrôlent rien de leur vie (mangeront-ils ce soir? pleuvra-t-il dans leur maisonnette cette nuit?...), ils ne disposent que du temps présent.

Nous avons appris qu'il faut tout prévoir. Ils se réjouissent pour chaque chose positive qui survient.

Nous avons appris à résister au mauvais sort, à nous battre contre les éléments contraires, à nous en sortir seuls. Ils pratiquent le lâcher prise comme principe de vie: si cela arrive c'est que cela devait arriver, si cela n'arrive pas c'est qu'il devait en être autrement.

Nous payons des stage de développement personnel pour comprendre ce principe de lâcher prise. Ils expérimentent tous les jours que c'est un poids en moins d'arrêter de lutter contre ce qui est pour se consacrer à vivre ce qui est offert.

Assurément cette confiance en la vie est source de joie, elle rend spirituel au sens où elle nous rappelle que tout se reçoit. Finie la morne plaine du quotidien, bienvenue à la danse de la vie!

jeudi 7 novembre 2019

Et si on rangeait?


Le désordre n'a l'air de rien mais draine notre énergie chaque fois que notre regard se porte dessus. Pourquoi? Parce qu'il génère des idées telles que:
- il faudrait que je ...
- tout ça à ...
- c'est encore là!
- ça ne partira jamais!
- je ne suis pas capable de ranger des choses simples… alors ma vie!

Les participants aux Ateliers ont pris le taureau par les cornes!
L'une a rangé son bureau qui était peu plaisant. Avec l'espace gagné elle va pouvoir le rendre agréable.
Une autre a affronté son garage envahi de cartons destinés à être triés pour être ensuite offerts et qui en vérité prenaient racine. Désormais, c'est décidé, cette étape intermédiaire d'attente incertaine n'existera plus!
Une encore a profité de cet exercice pour faire de la place pour les autres et partager un moment de qualité.

De fait, l'action paraît anodine mais libère autant la pensée que le coeur.

Elle demande un investissement ponctuel mais la récompense se savoure longtemps.

Quel placard allez-vous attaquer?

vendredi 18 octobre 2019

Le portable ou le syndrôme de Stockholm

Le clin d'œil de pleine conscience


Vous est-il déjà arrivé d'oublier votre portable? Tentez consciemment l'expérience pour mesurer votre degré d'attachement à votre geôlier électronique!

Les participants aux Ateliers ont essayé pour vous. Voici ce qu'ils retiennent de plus marquant:

On ne peut plus échapper à une situation routinière désagréable: le métro le matin est rempli d'inconnus qui ne communiquent pas entre eux (parce qu'ils n'ont pas oublié leur portable, les malins!), le portable permettait de s'évader. Sans portable, vous prendrez peut-être le même plaisir que l'un d'eux qui fait un plongeon en humanité tous les matins et qui se régale à observer ses congénères avec bienveillance!

On ne peut pas se donner de contenance: eh oui le portable a remplacé la clope! Là encore vous serez comme cet autre qui travaille son aisance et la qualité de ses rencontres!

On ne peut pas régler ses problèmes sur le champ: vous êtes perdus? vous avez oublié le code? vous cherchez une info culturelle, politique ou géographique? Aïe, le portable aurait résolu la question en quelques clics, là vous êtes bons pour y passer du temps. Génial, dit le troisième, on redevient dépendant des autres, il faut demander de l'aide, c'est toujours l'occasion de belles rencontres!

On angoisse de manquer quelque chose d'essentiel: une information professionnelle, un rendez-vous… C'est peut-être une chance pour souffler et diminuer la pression de notre meilleur ami le portable!

Etes-vous prêts pour le défi d'une journée sans portable? 😊


jeudi 3 octobre 2019

Et si nous osions désirer le meilleur!

Clin d'œil de pleine conscience


Les Ateliers se poursuivent et mardi nous étions en quête d'une phrase ressource. Sa mission est d'annuler l'effet nocif de la phrase négative qui nous attaque sans relâche et de remplir notre être de l'émotion qui nous paraît la plus désirable: se sentir aimable et aimé, avoir de la valeur, faire confiance à la vie et être rassuré, être soi sans avoir besoin de prouver ou de se justifier, se sentir juste…

Et vous que désirez-vous ressentir? Quelle phrase choisiriez-vous?

Vous ferez peut-être la même expérience que les participants: quelle utilité de répéter que tout va bien si tout va mal? Peut-on espérer se sentir bien quand l'agression vient de l'extérieur? La pleine conscience c'est comprendre que tout se passe en soi. Nous allons mal quand nous nous laissons affecter. Quand nous sommes solides à l'intérieur, nous impactons le réel. Au lieu d'être submergés d'émotions nous devenons factuels aidant l'entourage à aborder les événements pour ce qu'ils sont sans attaquer la valeur d'autrui. C'est pourquoi il est si important de savoir quel confort intérieur nous désirons connaître.

L'autre découverte de cet exercice: pourquoi répéter un état intérieur qui parait inatteignable? Exemple: vous aimeriez être choisi et aimé et ce n'est pas encore arrivé? Répéter "je suis aimé" n'est-ce pas se faire du mal alors que ça n'arrivera peut-être pas? En réalité c'est déjouer les phrases négatives qui affirment quelque part en vous que ce privilège ne vous est pas destiné. Pour activer votre assurance d'être infiniment aimable. Quand vous vous sentez infiniment aimables vous abordez la vie de façon totalement différente: ne gaspillant plus d'énergie à vous juger, vous êtes tout disponibles à aimer les autres. Les autres en ont tellement besoin! Il y en a bien un qui vous trouvera aimable à vie pour savoir donner de la joie.

C'était un exemple mais il nous encourage, quelque soit notre désir, à nous autoriser à penser que nous méritons le meilleur et que le désir a une capacité d'attraction qui vaut la peine d'être expérimentée.

Cette semaine, si tout était possible, quel enthousiasme intérieur voudriez-vous ressentir? C'est parti pour une phrase audacieuse! Bonne semaine!

jeudi 26 septembre 2019

Le clin d'oeil de pleine conscience

Les phrases négatives œuvrent pour le découragement


Répéter une petite phrase négative parce qu'il pleut et que c'est lundi, ça nous arrive! Nous ne voyons pas vraiment en quoi c'est toxique ! Et puis c'est la vérité après tout!

Les phrases négatives ont un pouvoir gradué: il y a celles qui nous font maugréer. C'est déjà dommageable pour notre entourage et notre propre énergie en prend un coup.
C'est encore pire quand la phrase négative cache en second plan une attaque en règle de nous-mêmes.

Exemple cité aux Ateliers: vos textos restent sans réponse, une petite voix murmure "tu ne les intéresses pas". Même pas mal, sauf que la suivante dit plus fort "tu n'es pas intéressant". Les mauvais jours elle se met à crier "ta vie ne sert à rien, pourquoi n'en finis-tu pas?"

Le trait paraît peut-être grossi mais le mécanisme d'une phrase négative mène toujours au découragement. Si nous ne sommes rien, comment trouver l'énergie de participer au monde? Quelle lumière aurions-nous à apporter puisque nous sommes remplis d'ombres? 

Et hop c'est l'éclipse de notre partie de lumière!

C'est là que réside le mensonge des phrases négatives: elles nous découragent et absorbent notre lumière. 

C'est pourquoi cette semaine nous disons STOP aux pensées négatives. En surveillant notre ombre, la lumière saura surgir d'elle-même!


Le clin d'oeil de pleine conscience

Choisissons d'être vivants!




Les Ateliers redémarrent et avec eux la découverte que nous sommes pleinement vivants quand nous vivons tout instant, même modeste avec la même intensité que nos hobbies favoris. Ce qui caractérise ces moments de pur bonheur c'est que nous les vivons avec tout nous-mêmes, avec nos 5 sens, notre esprit n'a plus la place de juger, nous sommes occupés et heureux.



Certains trouvent que la posture positive est une imposture, et pourtant! C'est le mental l'imposteur qui voudrait nous faire croire que la vie est compliquée et qu'elle se mérite. En fait la vie s'accueille avec l'enthousiasme d'un enfant. Parce qu'elle est offerte instant après instant. Et si l'instant qui précédait nous a peiné, celui qui éclot maintenant est libre pour être écrit en belles lettres.



Pas de chance, quand notre moral flanche, notre volonté faiblit et choisir de taire les pensées pour s'attacher au concret coûte beaucoup. Pourtant chaque tentative de revenir au réel apporte de la paix.



Alors, pour vivre cette année bien vivants et enthousiastes, mettons-nous dans la peau de l'athlète décidé à mettre toutes les chances de son côté. Pour nous ce sera avancer dans nos journées les 5 sens en éveil et le désir que le présent soit aussi beau que notre attente.



Bonne rentrée!